Zecharia Sitchin, les Anunnakis, les Sumériens et Nibiru
>> samedi 2 janvier 2010
À l’origine de cette interprétation catastrophiste de Nibiru se trouvent des gens tels que Zecharia Sitchin, un pseudo-historien qui a publié une théorie excentrique à partir de 1976, dans un premier livre intitulé «La douzième planète». En disant se baser sur d’anciens documents sumériens, Sitchin annonce que le système solaire comporterait une dixième planète (en réalité, on devrait plutôt parler d’une neuvième planète depuis que Pluton a été rétrogradé au rang de planète naine en 2006; la lune et le soleil étaient comptés comme des planètes par les Sumériens) et que cette planète inconnue serait habitée par une race d’extraterrestres évolués, les Anunnakis.
Mais comment les Sumériens auraient-ils pu obtenir ces connaissances? Simple, affirme Sitchin, les Anunnakis sont descendus sur Terre pour instruire les humains. Mais Sitchin nous réserve d’autres surprises, car il affirme que ces Anunnakis auraient même créé la race humaine en laboratoire, et ceci dans un but précis: nous utiliser comme esclaves pour extraire l’or des mines terrestres, un métal qui servirait à «réparer» l’atmosphère défaillante de Nibiru (!).
Tout ceci est pour le moins extraordinaire, surtout provenant d’un diplômé en histoire de l’économie (source). Il serait certainement plus intéressant et pertinent d’avoir l’avis de vrais spécialistes des langues anciennes. Heureusement pour nous, Michael Heiser a étudié en détail les documents sur lesquels Zecharia Sitchin base son invraisemblable théorie. Notons d’abord que pour justifier l’existence d’une planète supplémentaire, Sitchin s’appuie principalement sur son interprétation, tout à fait personnelle, de la tablette d’argile numérotée VA 243.
Pour résumer: là où il n’y a qu’un simple amas de douze étoiles, Sitchin imagine une illustration du système solaire et base une nouvelle théorie, incluant une histoire alternative de l’humanité, sur cette simple méprise. Cela est d’autant plus étonnant, souligne Heiser, que tous les textes sumériens précisent clairement qu’il n’existe que cinq autres planètes (en ne comptant pas la lune, le soleil et notre bonne vieille Terre).
Concernant les Anunnakis, Heiser enfonce un peu plus le clou en remarquant que les textes sumériens ne dressent jamais de lien entre ces «dieux extraterrestres» et l’hypothétique «douzième planète» imaginée par Sitchin. En outre, aucun document ne suggère même que les Sumériens croyaient que Nibiru pouvait être habitée. Lire la suite de cet article sur Zecharia Sitchin, les Anunnakis et les Sumériens...
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